Pascali’s Island

Pascali’s Island1908. L’empire ottoman n’en a plus pour longtemps : il va s’effondrer avec la guerre de 14-18. Mais pour l’instant, il occupe encore quelques territoires grecs, comme cette petite île de la mer Egée où vit Basil Pascali. Vingt ans plus tôt, Pascali a été chargé par la police secrète turque de surveiller les allées et venues sur cette île. Il a pris sa tâche à cœur, écrivant régulièrement des rapports et les expédiant à Constantinople, à son sultan bien-aimé. Mais au fil des années, on a oublié Pascali, même s’il continue de recevoir ses émoluments. Sa mission est tellement secrète que personne n’est plus au courant. Quant à ses rapports confidentiels, personne ne les a sans doute jamais lus. Mais Pascali veut l’ignorer. Il veille sur  » son » île. Et lorsque débarque un Anglais qui se livre au trafic d’objets d’arts, il consigne tout de sa fine écriture. Dans le rôle de Pascali, Ben Kingsley est encore plus turc qu’il n’était indien dans le rôle de Gandhi, et ce n’est pas peu dire. L’action n’est pas trépidante, sur cette fameuse île. C’est plutôt l’ambiance « Désert des Tartares ». Absurdité d’une vie consacrée à une bureaucratie dérisoire, au culte de valeurs qui n’existent plus. Viennent se greffer là-dessus une intrigue semi-policière, et une idylle avec l’attachante Helen Mirren. C’est quand même la performance de Ben Kingsley qui compte plus que tout le reste.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *