Johnny belle gueule

Johnny belle gueuleJohnny Handsome (c’est-à-dire «Johnny belle gueule»), est un être sensible, d’une laideur monstrueuse. C’est aussi un as de la cambriole. Il organise un casse qui tourne très rapidement au massacre. En prison, Johnny se voit offrir un nouveau visage par un chirurgien. Une nouvelle vie s’ouvre à lui. Mais Johnny pourra-t-il oublier ceux qui l’ont trahi et renoncer à sa vengeance? Cet argument original est dû à John Godey (l’auteur des «Pirates du métro»), et Walter Hill était tout désigné pour tourner ce polar qui, bien que prenant des allures de fable, commence et se termine de façon plutôt musclée. Mickey Rourke fait une formidable composition et se montre plus sobre qu’à son habitude. Alors, un chef-d’œuvre? Hélas, non! Au milieu, Walter Hill s’endort et laisse son récit prendre un rythme de berceuse. Dommage ! Car le début et la fin sont vraiment très efficaces.

Les Indians

Les IndiansDepuis 1954, l’équipe de base-ball des Indiens de Cleveland n’a pas remporté la moindre coupe et les gradins du stade sont de plus en pus déserts. Pour arranger le tout, le propriétaire du club vient de mourir et l’a légué à sa veuve, une ancienne danseuse qui ne rêve que d’une chose que les Indiens finissent bons derniers afin qu’elle puisse s’installer à Miami. Pour atteindre son démoniaque objectif, elle engage les pires joueurs disponibles. II y a un réceptionneur qui souffre des genoux (Tom Berenger), un débutant au lancer meurtrier qui sort ce prison (Charlie Sheen), un play-boy qui plonge en protégeant son visage car il tourne dans des spots TV (Corbin Bernsen), un black fonceur et frimeur qui danse en tapant dans la balle (Wesley Snipes — une découverte) et un adepte des pratiques vaudou qui n’hésite pas à sacrifier un poulet dans son armoire de vestiaire (Dennis Haysbert). Tous ces branquignoles n’ont qu’une chance de s’en sortir sur le terrain et… dans la vie : gagner. Après «Le meilleur», «Duo à trois» et «Jusqu’au bout du rêve», ce quatrième film sur le base-ball, qui nous arrive des États-Unis. a pour principal atout, un humour qui décoiffe et fait souvent mouche. Le scénario est classique, mais les acteurs sauvent très honorablement les meubles. Du bon divertissement, simple et efficace. Même si l’on ne comprend strictement rien au base-ball…

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