Elmer, le remue-méninge

Elmer, le remue-méninge  Frank Henenlotter nous avait déjà offert « Frères de sang », film réalisé avec trois bouts de pellicule, mais débordant de drôlerie et d’invention, racontant les sanglantes mésaventures d’un brave jeune homme transportant sa fausse-couche de frère jumeau meurtrier dans un panier d’osier. Avec un budget légèrement plus copieux, « Elmer le remue-méninges » reprend le même genre de rapports de dépendance entre innocent et monstre. Un brave jeune homme reçoit un jour la visite, dans son cerveau, d’un drôle de ver qui lui fait découvrir les paradis artificiels en lui ingurgitant un liquide entre les neurones. Très vite, l’hôte humain devient dépendant de cette drogue et doit se soumettre à la volonté de son parasite qui se révèle très gourmand de cervelles humaines. Dès lors, les victimes tombent comme des mouches… Frank Henenlotter s’amuse comme un petit fou à offrir en pâture à son grand mangeur de cervelles, nommé Elmer, les personnages les plus incongrus et les plus antipathiques. Le gore devient un vrai régal grâce à l’humour. Une incongruité sur pellicule, qui vaut largement le détour !

Stepfather

StepfatherJerry Blake aime la vie de famille, mais il veut une famille qui soit « parfaite ». Si elle ne l’est pas, notre bon père, au sourire enjôleur, se met à la décimer avec une rage froide. Ayant fait table rase de son passé, il peut alors chercher une nouvelle épouse et recommencer à zéro. Mais cette fois, sa belle-fille de seize ans lui donne du fil à retordre. Sur un scénario de Donald Westlake, l’homme qui a ridiculisé la Mafia dans une dizaine de romans hilarants, le réalisateur Joseph Ruben (auteur de l’étonnant « Drearnscape ») a signé une farce sanglante et macabre dont l’adage pourrait être « Familles je vous aime et je vous hais ». Le beau-père aime en effet sa famille jusqu’à la vouloir pour lui seul et la hait assez pour la trucider à l’arme blanche. D’un air de rien, avec la complicité de Westlake, Ruben règle ses comptes avec l’image aseptisée de la famille américaine, fait un clin d’œil au Hitchcock de « L’ombre d’un doute » et joue’ de la terreur avec un art consommé. Un régal, mais à déconseiller aux cœurs sensibles.

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