Agfa-Opéra

Opéra BastilleLe 26 octobre dernier, Agfa a mobilisé l’Opéra Bastille pour présenter sa nouvelle gamme de cassettes audio et vidéo. Déjà l’un des leaders mondiaux de la fabrication de bandes magnétiques professionnelles, Agfa renforce son engagement dans le domaine des produits grand public. Tout d’abord, le fabricant propose la cassette vidéo avec le Color security system, terme employé pour désigner toutes les mesures assurant la meilleure stabilité et la conservation dans le temps, même après lectures et enregistrements répétés. Ensuite, Agfa a décidé d’innover dans le domaine de l’audio en créant de nouvelles cassettes proposées en six versions différentes. Tout est nouveau : la couche magnétique des bandes, les caractéristiques mécaniques des boîtiers et le design des emballages. Décidément, Agfa n’a pas fini de nous étonner…

Devos chez Fil à Film

Poursuivant sa politique volontiers expansionniste, la société Fil à Film, dont nous vous parlions déjà longuement le mois dernier, propose «Devos au Palais-Royal», soit l’intégralité de son spectacle, qu’il qualifie lui-même «d’essentiel et de superflu». Également au programme ce mois-ci, «Les bourreaux meurent aussi», «Le tigre du Bengale» et «Le tombeau hindou» de Fritz Lang. Beaucoup de joies en perspective pour les amateurs d’humour et de cinéma.

Le choc Mao

Mao est un des personnages les plus importants de l’histoire du 20e siècle. La désormais célèbre collection vidéo les Chocs du Siècle vient d’éditer un superbe programme sur celui qui fut plus qu’un chef d’État, un véritable chef de file de la pensée communiste. Ce film, exclusivement constitué d’archives historiques, retrace les grandes étapes des événements souvent dramatiques qui se sont déroulés en Extrême-Orient, en particulier en Chine et au Japon, depuis le début du siècle, jusqu’aux obsèques de Mao Tsétung. Pour mémoire, les neuf volumes de la série les Chocs du Siècle se sont vendus en France à 50 000 exemplaires et sont également distribués aux USA, au Japon et dans toute l’Europe. Saluons un tel succès et félicitons l’éditeur Film Office pour cette excellente initiative, qui s’est avérée payante («Mao», 209francs environ).

Offre spéciale

A l’occasion du lancement de la CARTE ABCD, CINE CLUB VIDEO propose aux lecteurs d’essayer ce nouveau service. Pendant un mois au minimum, vous pourrez voir gratuitement une cassette par jour. Vous aurez l’opportunité de visiter le magasin et de vous rendre compte de l’accueil et du service présentés par le club. Si cette offre d’essai vous satisfait, vous pourrez ensuite, pour 100F par mois, devenir membre à part entière du club et détenir la carte définitive ABCD qui vous permettra de louer une cassette grâce à la formule d’échange rapide (il existe aussi d’autres possibilités, dont celle à 150F par mois, pour deux cassettes par jour) et de faire votre choix parmi tout le matériel audio et vidéo du club en le réglant par mensualités.

Aidez les jeunes!Richard Bohringer

Nous avons reçu une lettre bien séduisante d’un jeune réalisateur, Jean-Luc Housset, qui prépare actuellement son premier court métrage, en 35 mm, adaptés d’une nouvelle de Philippe Djian, «Trois nuits, une paire de jambes et des machins écrits en bleu». Il cherche à réunir la somme qui lui permettra de s’exprimer. L’idée lui est venue de lancer une souscription auprès d’un millier de personnes qui aiment ou qui travaillent pour le cinéma. En ce.tte période où les investisseurs privés sont légion lors d’un financement cinoche, il conviendrait d’aider les jeunes cinéastes en mal d’argent. Alors, professionnels ou particuliers, écrivez à l’Association des trois nuits, 17, rue du 8.Mai 1945, 75010 Paris, ou téléphonez aux 40.35.77.04 ou 47.23.04.70. Bonne chance à lui! Une dernière chose, Richard Bohringer aurait donné son accord de principe pour jouer le rôle principal.

La plus grande vidéothèque de France

grande vidéothèqueCINE CLUB VIDEO, situé au 44, rue La Boétie dans le prestigieux immeuble RévilIon, l’a bien compris. Il a été, dès l’origine, à la pointe de l’innovation et demeure la plus grande vidéothèque de France. Avec un stock de 60000 cassettes et plus de 6 000 titres, le vidéophile est certain de trouver son bonheur en franchissant la porte du vidéoclub. Tout est conçu chez CINE CLUB VIDÉO pour le plaisir des adeptes de la vidéo. Cinéphiles avertis, passionnés de comédies ou amateurs de films policiers, d’aventures ou d’horreur, chaque client dispose d’une sélection gigantesque de films. La vidéo est, dans ce temple de la location, synonyme de liberté. Chaque membre du club peut voir sa cassette comme il veut, quand il veut. Il constitue son propre programme et est assuré que son film ne sera pas interrompu par des coupures publicitaires ! Il fait sa sélection de cassettes à la carte. Accueil, choix, service et rapidité sont les quatre mots d’ordre chez CINE CLUB VIDEO. En effet, en instituant la formule du club, le magasin laisse la plus grande liberté à ses membres. Ces derniers ont la possibilité de louer, sans dépôt de garantie, un ou plusieurs films par jour, suivant le contrat. Ce système de libre échange des cassettes, totalement informatisé, répond à la demande de la clientèle toujours avide d’images.

A l’écoute des consommateurs

food shoppingCINE CLUB VIDEO n’est pas seulement un énorme point de location de cassettes, le magasin propose également une sélection de matériel haut de gamme. Dans le but de satisfaire au maximum les consommateurs, CINE CLUB VIDEO a mis sur pied un nouveau système tout à fait révolutionnaire, la CARTE ABCD. Les consommateurs d’images sont devenus de plus en plus exigeants. Ils recherchent la qualité dans l’immense choix de programmes que présente la vidéo, mais ils sont aussi très attentifs à l’évolution technologique et souhaitent posséder un matériel de pointe. Avec la CARTE ABCD, CINE CLUB VIDEO comble tous leurs désirs. Grâce à cette formule, les vidéophiles profitent non seulement de la vidéothèque, mais peuvent surtout s’offrir le matériel high-tech de leurs rêves (magnétoscopes, caméscopes, téléviseurs grands écrans…) en payant par mensualités, sans aucun frais supplémentaires. Pendant la durée des règlements, le client jouit de tous les avantages en tant que membre du club et a accès à tous les titres de la vidéothèque. S’il désire, par la suite, faire l’acquisition d’un nouveau type de matériel, une simple prolongation des règlements suffit. La CARTE ABCD coûte 100F par mois et donne la possibilité aux inconditionnels du 7e art et aux amateurs de haute technologie de se procurer d’excellents films et du matériel d’une qualité parfaite. La CARTE ABCD, c’est vraiment magique! Laissez-vous tenter par cette grande première chez CINE CLUB VIDEO, 44, rue La Boétie, 75008 Paris.

Remplacer l’amortisseur de sa voiture, plus facile que vous le croyez!

Je venais d’acheter une voiture datant des années quatre-vingt (une vieille Alpha Roméo), encore en état de marche. Cela fait des années que je voulais conduire ce modèle. Quelques semaines après son acquisition, j’ai constaté un problème au niveau de l’amortisseur qui était tout corrodé. Je me devais donc de le remplacer.

Alfa Romeo

Puisque ma voiture est vieille, il fallait que je la remplace pour diminuer les dégâts et assurer sa longévité. De plus, comme nous le savons tous, plus une voiture est vieille, plus le coût de la réparation est élevé.

Puisque je passe la majorité de mon temps à mon travail, je n’ai pas beaucoup de temps pour chercher les pièces dans tous les magasins de pièces détachées de la ville. J’ai donc eu l’idée d’effectuer mes recherches sur Internet pendant mes heures de pause. Je suis tombé sur plusieurs sites, pour enfin m’en procurer un sur www.piecesAutoStore.FR. Le prix qu’ils ont proposé pour un amortisseur m’a séduit, aussi, leur service est assez plaisant.

Au début, je me sentais un peu perplexe, car, je pensais qu’il ne serait pas évident de trouver un amortisseur pour une vieille Alpha-Roméo. Je suis vraiment soulagé de ne pas avoir eu à faire toutes les brocantes de la ville.

À la réception de l’amortisseur, j’ai décidé d’effectuer moi-même les réparations pour économiser de l’argent, car j’en ai beaucoup dépensé pendant l’achat de la voiture. Je ne m’y connaissais pas vraiment, mais j’y suis arrivé. Les astuces de réparation d’auto que j’ai glanée ici et là m’ont permis de remettre ma vieille Alpha-Roméo sur les rails et j’en suis bien fier.

J’ai commencé par mettre la voiture sur chandelles afin de pouvoir déposer les amortisseurs complètement détendus. Ensuite, je me suis servi d’une clé à 6 pans pour démonter celui qui est cassé. Pour tendre les ressorts, je me suis servi d’un compresseur professionnel que j’ai emprunté auprès d’un ami. Le travail était plutôt facile que je pensais. Avec cette expérience est née ma nouvelle passion.

Quand Harry rencontre Sally

Quand Harry rencontre SallyHarry et Sully, jeunes étudiants qui viennent d’achever leurs années universitaires, font le voyage ensemble jusqu’à New York. Harry affirme que «les hommes et les femmes ne peuvent être amis, car le sexe vient toujours s’en mêler» et tente de séduire Sally qui a trop de scrupules pour craquer. Harry est un éternel pessimiste, déçu par une série d’expériences sexuelles banales. Sally prend trop soin d’organiser sa vie pour la vivre vraiment. Au cours de ces années à New York, leurs chemins vont se croiser à plusieurs reprises, au détour de leurs relations avec d’autres personnes. Lors de longues discussions, ils démontent les mécanismes d’une relation amoureuse qui fonctionne. Et leur propre relation dans tout cela ? Comparé hâtivement aux productions de Woody Allen, style «Annie Hall», ce petit bijou de Rob Reiner («Spinal tap», «Stand by me», «Princess bride») a ses propres qualités, énormes : une histoire simple et profonde, des dialogues drôles et percutants, des scènes d’anthologie, des acteurs toujours dans le ton et une mise en images bien construite, soignée et enlevée. Un grand moment de jubilation, à déguster comme un premier cru millésimé. Jouissif…

Club ABCD, la formule liberté

Les fous d’images ont bien des raisons d’être satisfaits. Depuis une dizaine d’années, les nouveaux produits n’en finissent pas de se succéder. Dès 1978, le magnétoscope a ouvert le feu. Devenu le complément indispensable du téléviseur, le magnétoscope pénètre de plus en plus dans les foyers français. Par ailleurs, l’arrivée des téléviseurs à écrans plats et coins carrés, le développement du caméscope, outil précieux pour les vidéastes amateurs, la création des nouvelles chaînes de télévision, le lancement du câble et du satellite, toutes ces évolutions technologiques ont créé de nouveaux besoins et de nouvelles envies chez les consommateurs.

En un mot : satisfait ! Eh oui ! J’ai toujours été satisfait de mes achats en ligne

Mon père était un mécanicien de renom, du coup je m’y connais un peu en mécanique. J’effectue toujours moi-même le changement des pièces sur ma voiture. Mais j’avoue que je demande quelques petits conseils à père de temps à autre. J’ai toujours eu du mal à trouver les pièces adéquates pour mes réparations, mais en tombant sur ce site de vente de pièces détachées en ligne, mon problème était résolu. Je n’ai plus eu de souci à trouver les pièces qui vont avec ma voiture.

Récemment, j’ai acheté des condenseurs pour la climatisation de ma voiture sur www.24piecesauto.fr. Depuis que j’ai remplacé les anciens condenseurs, le système de ma climatisation est revenu à la normale. Je n’ai plus eu de souci de climatisation depuis. Ce qui signifie que les produits que j’ai commandés sont de bonne qualité.

Actuellement, je ne fais que réparer les voitures de mes connaissances. Je suis plutôt satisfait des pièces que je glane sur le site. Je poste juste cet article parce que j’ai toujours été satisfait des pièces que j’ai pu acheter, ainsi que du système d’accueil et de livraison. Les prix des produits sont plus abordables comparés aux ceux des autres vendeurs concurrents.

Le garage de mon père est fermé depuis des années, et je souhaite un jour reprendre le flambeau, mais il faut que je m’entraine un peu. Ma femme me soutient dans mon projet, on a déjà un peu d’économie pour la réouverture du garage. Je ne publie pas ce poste pour me vanter, mais pour encourager les gens de tout faire pour réaliser leur rêve ou assouvir leur souhait.

J’en profite également pour faire l’éloge de ce site de vente très particulier. Le payement est entièrement sécurisé. En effet, je n’ai jamais eu de problème de ce côté. J’en profite pour donner un petit conseil pour ceux qui veulent eux même retoucher leur voiture. Sur le web il y a des tutoriels qui vous expliquent en détail comment faire. J’y jette un œil de temps en temps, pour booster mes connaissances en mécanique.

Johnny belle gueule

Johnny belle gueuleJohnny Handsome (c’est-à-dire «Johnny belle gueule»), est un être sensible, d’une laideur monstrueuse. C’est aussi un as de la cambriole. Il organise un casse qui tourne très rapidement au massacre. En prison, Johnny se voit offrir un nouveau visage par un chirurgien. Une nouvelle vie s’ouvre à lui. Mais Johnny pourra-t-il oublier ceux qui l’ont trahi et renoncer à sa vengeance? Cet argument original est dû à John Godey (l’auteur des «Pirates du métro»), et Walter Hill était tout désigné pour tourner ce polar qui, bien que prenant des allures de fable, commence et se termine de façon plutôt musclée. Mickey Rourke fait une formidable composition et se montre plus sobre qu’à son habitude. Alors, un chef-d’œuvre? Hélas, non! Au milieu, Walter Hill s’endort et laisse son récit prendre un rythme de berceuse. Dommage ! Car le début et la fin sont vraiment très efficaces.

Les Indians

Les IndiansDepuis 1954, l’équipe de base-ball des Indiens de Cleveland n’a pas remporté la moindre coupe et les gradins du stade sont de plus en pus déserts. Pour arranger le tout, le propriétaire du club vient de mourir et l’a légué à sa veuve, une ancienne danseuse qui ne rêve que d’une chose que les Indiens finissent bons derniers afin qu’elle puisse s’installer à Miami. Pour atteindre son démoniaque objectif, elle engage les pires joueurs disponibles. II y a un réceptionneur qui souffre des genoux (Tom Berenger), un débutant au lancer meurtrier qui sort ce prison (Charlie Sheen), un play-boy qui plonge en protégeant son visage car il tourne dans des spots TV (Corbin Bernsen), un black fonceur et frimeur qui danse en tapant dans la balle (Wesley Snipes — une découverte) et un adepte des pratiques vaudou qui n’hésite pas à sacrifier un poulet dans son armoire de vestiaire (Dennis Haysbert). Tous ces branquignoles n’ont qu’une chance de s’en sortir sur le terrain et… dans la vie : gagner. Après «Le meilleur», «Duo à trois» et «Jusqu’au bout du rêve», ce quatrième film sur le base-ball, qui nous arrive des États-Unis. a pour principal atout, un humour qui décoiffe et fait souvent mouche. Le scénario est classique, mais les acteurs sauvent très honorablement les meubles. Du bon divertissement, simple et efficace. Même si l’on ne comprend strictement rien au base-ball…

Great balls of fire

Great Balls of FireIl y avait au moins deux raisons d’attendre ce film avec impatience. D’abord, si Buddy Holly et Elvis Presley ont eu leur film-biographie, pourquoi pas Jerry Lee Lewis, je vous le demande ? Ensuite, parce qu’on sait que Jim McBride est sérieusement allumé (remember «The bigeasy») la rencontre entre les deux devait faire des étincelles, que dis-je, d’énormes boules de feu! Titre magnifique, justifié par la scène où le rocker merle feu à son piano… Dennis Quaid, tignasse blonde et accent sudiste, est génial dans ce rôle, pour lequel Lewis lui-même lui a appris à jouer du piano. Ceci commence donc en classique «true story». Passionné de musique, Jerry Lee débarque à Memphis et devient le nouveau poulain de Sam Phillips, le patron de Sun Records, tout heureux de trouver un remplaçant à Elvis. Triomphe immédiat, tube et hit-parade, tournées.., et patatras ! La révélation naïve de ses noces avec sa cousine Myra, treize ans, et c’est la catastrophe dont il ne se remettra jamais. A cette Amérique qui brûlera bientôt les disques des insolents Beatles, il faut un bon garçon, respectueux de l’ordre et de la morale, un Elvis. Et puis les sermons du prêcheur réac Jimmy Swaggan, dont on apprend ici qu’il est le cousin de Jerry Lee! Tout le film est d’ailleurs un parallèle entre ces cousins ennemis, qui se termine sur une note optimiste Jerry Lee est bel et bien irrécupérable.

Une saison blanche et sèche

Une saison blanche et sècheL’Afrique du Sud. L’apartheid. La première réaction est de se dire qu’on a déjà fait le tour de la question. Après «Un monde à part», que dire de plus? C’était compter sans Euzhan Palcy, la réalisatrice de l’émouvant «Rue Cases-Nègres», sans sa sincérité brûlante. Sans Donald Sutherland, en professeur bien-pensant qui va prendre conscience de l’insupportable injustice qui l’entoure. Sans Marion Brando composant un numéro d’avocat pachydermique, revenu de tout, égal à Orson Welles ou à Charles Laughton. Et puis on a beau lire les journaux, regarder les reportages, savoir ce qui se passe là-bas… avec «Une saison blanche .et sèche», on a soudain l’impression d’y être. Tel est le pouvoir du cinéma. Cet être-là, en 1976, on manifeste à Soweto. Les écoliers noirs se font massacrer par la police, les arrestations arbitraires et les tortures se multiplient. Benjamin Du Toit (Sutherland), un Afrikaner bien élevé, vivant dans le confort, découvre, à travers les malheurs de son jardinier indigène, toutes ces atrocités. Le processus est prévisible : d’abord incrédule, il se range par idéalisme du côté des persécutés, se coupant peu à peu des siens, de ses amis et de sa famille, effrayés par cet itinéraire suicidaire dans un pays où les Blancs se considèrent en état de guerre. Seul, son jeune fils le suivra : c’est la note d’espoir d’un film dur, remarquablement maîtrisé d’un bout à l’autre.

Dernière sortie pour Brooklyn

Dernière sortie pour BrooklynGeorgie dit Georgette, à mi-chemin entre le travelo barjo et le junkie à vie ; Tralala la pute, vénale et paumée à souhait, Harry Black, meneur de grève qui préfère la croupe des garçons à celle de sa femme : sortis tout droit du best-seller d’Hubert Selby publié il y a plus de vingt-cinq ans, ils sont au centre de l’adaptation cinématographique qui nous est ici proposée. Hélas, comme dans de si nombreuses transpositions de récits cultes, l’auteur — et surtout le spectateur — est loin d’y trouver son compte. Structure narrative et montage vacillants, mise en scène dépourvue de toute originalité, clichés se bousculant au portillon (certaines répliques frisent le ridicule), peu de choses restent à sauver dans cette entreprise a priori intéressante. D’un récit où le glauque côtoyait étroitement (et habilement) le sublime, le réalisateur en a tiré un film d’où ne ressort que le côté sordide et désincarné des personnages. L’émotion a disparu en chemin, l’intérêt éprouvé par le spectateur aussi…

Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant

Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amantUn voleur violent, grossier et mégalomane fréquente régulièrement le restaurant qu’il s’est offert, en compagnie de sa femme et de ses hommes de main. A sa tête, un cuisinier français qui, fort de son talent et de sa roublardise, échappe avec intelligence aux foudres de son -, patron. Il devient même le complice de la femme du voleur qui rejoint à la moindre occasion son amant, un homme doux et cultivé rencontré dans… les toilettes du fameux restaurant. Ce résumé, quelque peu simpliste, n’est que la base d’une histoire tour à tour dérangeante, envoûtante, surprenante, avec, pour objet central, le corps humain violent et érotique qui dévore, rote, urine, copule, vomit et saigne. Si Greenaway fait référence aux tragédies classiques, son film nous rappelle, par son outrance et sa philosophie du jusqu’au-boutisme à la fois destructrice et salvatrice, les maîtres italiens comme Fellini, Pasolini et Ferreri. Il faut saluer l’exceptionnelle prestation des comédiens qui évoluent dans un décor et dans des costumes (signés Jean-Paul Gaultier) fantastiques, dans tous les sens du terme. On pourrait vous parler longuement de ce film très fort et très particulier (voir interview de Richard Bohringer), comme vous le ferez sûrement après l’avoir vu. Vite, très vite…

Photo et vidéo :l’union

Le Siti (Salon international des techniques de l’image) a eu lieu du 29 septembre au 4 octobre dernier, à Paris. Les Japonais étaient venus en nombre, à la différence des fabricants européen, curieusement absents de cette manifestation qui, pourtant, a fait la part belle à la vidéo. Les principales révélations de ce salon furent donc à mettre au compte des constructeurs nippons, à commencer par Canon qui annonça la sortie (fin novembre) du premier appareil de photo magnétique commercialisé en France, le Ion. Il utilise une disquette et prend 50 vues effaçables. Ces images fixes sont lues sur l’écran d’un téléviseur Pal/Sécam (l’appareil étant au standard Pal) par l’intermédiaire d’une simple connexion péritel. Le Ion offre quelques fonctions intéressantes telles que la prise de vue en rafale (3 images/seconde) et le flash intégré. Proposé à 5 900 francs, son prix reste abordable. Canon exposait aussi le Canonvision Al HI, la version 8 mm Hi-Band de l’Al sorti en juin dernier. Si les principales caractéristiques demeurent inchangées (zoom x 10, luminosité minimale de 7 lux, etc.), l’amélioration apportée par le Hi-Band assure une restitution des images supérieure à 400 points/ligne. L’appareil sera disponible à partir de fin novembre, au prix de 17 500 francs. Le 8 mm Hi-Band était également à l’honneur sur le stand Sony avec le CCD-V 900 qui utilise un CCD 2/3 de pouce et dispose d’un zoom x 8 et de 6 vitesses d’obturation rapide dont une au 1/4000 de seconde). Dans un autre style, le CCD TR 55 est le plus petit caméscope du monde, il ne pèse que 790 g, mais n’a rien à envier aux modèles plus volumineux puisqu’il est équipé d’un zoom x 6, d’une fonction titrage en surimpression et de plusieurs vitesses d’obturation (jusqu’à 1/4000). Le prix de cette petite merveille devrait se situer entre 12 000 et 13 000 francs. Presque aussi petit, le Combo EV DT1B est un ensemble magnétoscope 8 mm Pal/Sécam et téléviseur Black Trinitron 15 cm. Sony a d’ailleurs profité de l’occasion pour annoncer la commercialisation prochaine de quelques cassettes 8 mm (une dizaine) éditées par Warner. Mais Sony n’est pas le seul fabricant à développer ce concept de la miniaturisation vidéo. On retrouvait, en effet, chez Hitachi, le VTL L 50 EM, un ensemble portable alliant un scope VHS et un écran LCD. Le VTL L 50 EM pèse environ 3,4 kg et sera commercialisé au printemps 90. Un nouveau Super VHS-C est désormais disponible, il s’agit du VMS 83 E avec zoom x 8, sensibilité mini de 5 lux, obturateur à 6 vitesses, son hifi stéréo, titreur intégré, insertion vidéo, doublage son, etc. Hitachi faisait aussi la démonstration d’un TV projecteur couleur géant (107 cm), le C 42 PX 1, qui utilise un tube asphérique courbe et des lentilles hybrides surdimensionnées pour obtenir une meilleure luminosité. Cet écran particulièrement impressionnant, déjà commercialisé au Japon, ne le sera pas en France avant 1991. Même échéance pour le caméscope S-VHS NV-M 10000 de Panasonic qui utilise un double capteur CCD afin de séparer le traitement de la luminance et de la chrominance. En revanche, le magnétoscope portable VHS, avec écran à cristaux liquides incorporé, devrait être introduit sur le marché français dès le printemps prochain. Alors que Panasonic commercialisé, depuis quelques mois, deux caméscopes S-VHS, il manquait encore à la marque un magnétoscope S-VHS. Le «retard» est désormais comblé avec l’arrivée du NV-FS100 (S-VHS, Pal/Sécam).Ce modèle haut de gamme bénéficie du son hifi stéréo, adopte la programmation par codes-barres, possède une fonction-« Shuttle » sur la télécommande et sur l’appareil afin d’effectuer une recherche précise d’une image donnée. Disponible en novembre, le NV-FS100 est proposé aux alentours de 14 900 francs. Sur le stand JVC, la vedette était sans conteste le GR-S 707, un caméscope S-VHS-C qui se distingue d’abord par un look pro. C’est, en effet, le premier modèle S-VHS-C décliné en version épaule. Le GR-S 707 possède toutes les caractéristiques d’un appareil haut de gamme : à commencer par un zoom x 8, un capteur CCD haute résolution (420 000 pixels), un enregistrement en hifi stéréo, un obturateur à vitesses multiples, tous les automatismes, doublage audio, etc. L’appareil semble promis à un bel avenir. Si l’on se réfère à ce salon, le marché de la vidéo grand public paraît plus que jamais dominé par les industriels nippons. Les récentes évolutions (Super- VHS et 8 mm Hi-Band) ne vont pas tarder à se généraliser, tandis que les appareils sont amenés à se miniaturiser de plus en plus. La photo magnétique participe à cette tendance. L’équipement se fait plus petit, plus léger et la vidéo devient interactive et conviviale. Nous espérons retrouver tous ces appareils et beaucoup d’autres lors du prochain Festival du son et de l’image, prévu en mars 90, les fabricants européens ayant déjà donné leur accord.