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24 jan

Dernière sortie pour Brooklyn

Posted in Mes écrits on 24.01.15

Dernière sortie pour BrooklynGeorgie dit Georgette, à mi-chemin entre le travelo barjo et le junkie à vie ; Tralala la pute, vénale et paumée à souhait, Harry Black, meneur de grève qui préfère la croupe des garçons à celle de sa femme : sortis tout droit du best-seller d’Hubert Selby publié il y a plus de vingt-cinq ans, ils sont au centre de l’adaptation cinématographique qui nous est ici proposée. Hélas, comme dans de si nombreuses transpositions de récits cultes, l’auteur — et surtout le spectateur — est loin d’y trouver son compte. Structure narrative et montage vacillants, mise en scène dépourvue de toute originalité, clichés se bousculant au portillon (certaines répliques frisent le ridicule), peu de choses restent à sauver dans cette entreprise a priori intéressante. D’un récit où le glauque côtoyait étroitement (et habilement) le sublime, le réalisateur en a tiré un film d’où ne ressort que le côté sordide et désincarné des personnages. L’émotion a disparu en chemin, l’intérêt éprouvé par le spectateur aussi…

Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant

Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amantUn voleur violent, grossier et mégalomane fréquente régulièrement le restaurant qu’il s’est offert, en compagnie de sa femme et de ses hommes de main. A sa tête, un cuisinier français qui, fort de son talent et de sa roublardise, échappe avec intelligence aux foudres de son -, patron. Il devient même le complice de la femme du voleur qui rejoint à la moindre occasion son amant, un homme doux et cultivé rencontré dans… les toilettes du fameux restaurant. Ce résumé, quelque peu simpliste, n’est que la base d’une histoire tour à tour dérangeante, envoûtante, surprenante, avec, pour objet central, le corps humain violent et érotique qui dévore, rote, urine, copule, vomit et saigne. Si Greenaway fait référence aux tragédies classiques, son film nous rappelle, par son outrance et sa philosophie du jusqu’au-boutisme à la fois destructrice et salvatrice, les maîtres italiens comme Fellini, Pasolini et Ferreri. Il faut saluer l’exceptionnelle prestation des comédiens qui évoluent dans un décor et dans des costumes (signés Jean-Paul Gaultier) fantastiques, dans tous les sens du terme. On pourrait vous parler longuement de ce film très fort et très particulier (voir interview de Richard Bohringer), comme vous le ferez sûrement après l’avoir vu. Vite, très vite…

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14 jan

Photo et vidéo :l’union

Posted in Mes écrits on 14.01.15

Le Siti (Salon international des techniques de l’image) a eu lieu du 29 septembre au 4 octobre dernier, à Paris. Les Japonais étaient venus en nombre, à la différence des fabricants européen, curieusement absents de cette manifestation qui, pourtant, a fait la part belle à la vidéo. Les principales révélations de ce salon furent donc à mettre au compte des constructeurs nippons, à commencer par Canon qui annonça la sortie (fin novembre) du premier appareil de photo magnétique commercialisé en France, le Ion. Il utilise une disquette et prend 50 vues effaçables. Ces images fixes sont lues sur l’écran d’un téléviseur Pal/Sécam (l’appareil étant au standard Pal) par l’intermédiaire d’une simple connexion péritel. Le Ion offre quelques fonctions intéressantes telles que la prise de vue en rafale (3 images/seconde) et le flash intégré. Proposé à 5 900 francs, son prix reste abordable. Canon exposait aussi le Canonvision Al HI, la version 8 mm Hi-Band de l’Al sorti en juin dernier. Si les principales caractéristiques demeurent inchangées (zoom x 10, luminosité minimale de 7 lux, etc.), l’amélioration apportée par le Hi-Band assure une restitution des images supérieure à 400 points/ligne. L’appareil sera disponible à partir de fin novembre, au prix de 17 500 francs. Le 8 mm Hi-Band était également à l’honneur sur le stand Sony avec le CCD-V 900 qui utilise un CCD 2/3 de pouce et dispose d’un zoom x 8 et de 6 vitesses d’obturation rapide dont une au 1/4000 de seconde). Dans un autre style, le CCD TR 55 est le plus petit caméscope du monde, il ne pèse que 790 g, mais n’a rien à envier aux modèles plus volumineux puisqu’il est équipé d’un zoom x 6, d’une fonction titrage en surimpression et de plusieurs vitesses d’obturation (jusqu’à 1/4000). Le prix de cette petite merveille devrait se situer entre 12 000 et 13 000 francs. Presque aussi petit, le Combo EV DT1B est un ensemble magnétoscope 8 mm Pal/Sécam et téléviseur Black Trinitron 15 cm. Sony a d’ailleurs profité de l’occasion pour annoncer la commercialisation prochaine de quelques cassettes 8 mm (une dizaine) éditées par Warner. Mais Sony n’est pas le seul fabricant à développer ce concept de la miniaturisation vidéo. On retrouvait, en effet, chez Hitachi, le VTL L 50 EM, un ensemble portable alliant un scope VHS et un écran LCD. Le VTL L 50 EM pèse environ 3,4 kg et sera commercialisé au printemps 90. Un nouveau Super VHS-C est désormais disponible, il s’agit du VMS 83 E avec zoom x 8, sensibilité mini de 5 lux, obturateur à 6 vitesses, son hifi stéréo, titreur intégré, insertion vidéo, doublage son, etc. Hitachi faisait aussi la démonstration d’un TV projecteur couleur géant (107 cm), le C 42 PX 1, qui utilise un tube asphérique courbe et des lentilles hybrides surdimensionnées pour obtenir une meilleure luminosité. Cet écran particulièrement impressionnant, déjà commercialisé au Japon, ne le sera pas en France avant 1991. Même échéance pour le caméscope S-VHS NV-M 10000 de Panasonic qui utilise un double capteur CCD afin de séparer le traitement de la luminance et de la chrominance. En revanche, le magnétoscope portable VHS, avec écran à cristaux liquides incorporé, devrait être introduit sur le marché français dès le printemps prochain. Alors que Panasonic commercialisé, depuis quelques mois, deux caméscopes S-VHS, il manquait encore à la marque un magnétoscope S-VHS. Le «retard» est désormais comblé avec l’arrivée du NV-FS100 (S-VHS, Pal/Sécam).Ce modèle haut de gamme bénéficie du son hifi stéréo, adopte la programmation par codes-barres, possède une fonction-« Shuttle » sur la télécommande et sur l’appareil afin d’effectuer une recherche précise d’une image donnée. Disponible en novembre, le NV-FS100 est proposé aux alentours de 14 900 francs. Sur le stand JVC, la vedette était sans conteste le GR-S 707, un caméscope S-VHS-C qui se distingue d’abord par un look pro. C’est, en effet, le premier modèle S-VHS-C décliné en version épaule. Le GR-S 707 possède toutes les caractéristiques d’un appareil haut de gamme : à commencer par un zoom x 8, un capteur CCD haute résolution (420 000 pixels), un enregistrement en hifi stéréo, un obturateur à vitesses multiples, tous les automatismes, doublage audio, etc. L’appareil semble promis à un bel avenir. Si l’on se réfère à ce salon, le marché de la vidéo grand public paraît plus que jamais dominé par les industriels nippons. Les récentes évolutions (Super- VHS et 8 mm Hi-Band) ne vont pas tarder à se généraliser, tandis que les appareils sont amenés à se miniaturiser de plus en plus. La photo magnétique participe à cette tendance. L’équipement se fait plus petit, plus léger et la vidéo devient interactive et conviviale. Nous espérons retrouver tous ces appareils et beaucoup d’autres lors du prochain Festival du son et de l’image, prévu en mars 90, les fabricants européens ayant déjà donné leur accord.

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