Chez Fernand

Bienvenue sur le blog de Fernand !

20 août

Aux frontières de l’aube

Posted in Mes écrits on 20.08.14

Aux frontières de l'aube Dans cette petite ville de l’Oklahoma, un jeune homme tombe sous le charme d’une jolie donzelle qui le supplie de la raccompagner avant que l’aube n’arrive. Le fatal baiser devient une fatale morsure qui conduit le pauvre bougre dans le monde de la nuit où il faut tuer et boire le sang de ses victimes pour survivre. Plus facile à dire qu’a faire lorsqu’on est un honnête garçon et que l’on doit subir la pression d’une bande de vampires « modernes » plus tordus les uns que les autres. Kathryn Bigelow, qui a réalisé « The loveless » en 1981 et a écrit plus de 900 scénarios pour le cinéma et la TV, nous entraîne dans un univers glauque et violent à souhait. Même si l’histoire semble un peu bancale par moments, la mise en scène est très efficace et les acteurs excellents (Ah, cette scène dans le bar !). Si « Aux frontières de l’aube » (Neer dark) a été sélectionné lors du dernier Festival d’Avoriaz, il a surtout obtenu le grand prix (Licorne d’or) et le prix d’interprétation féminine (Jenny Wright) au 17. Festival international du film fantastique au Rex. Autrement dit, sans être vraiment gore (Bah ! c’est dégueulasse), ce film saigne bien, comme on dit. Petites natures, s’abstenir…

No Comments »

09 août

A bout de course

Posted in Mes écrits on 09.08.14

A bout de course Sidney Lumet s’y connaît en matière de thrillers. « A bout de course » démarre en trombe. Un adolescent rentre chez lui après le base-ball, il remarque une voiture en planque, aussitôt il file, récupère son jeune frère, rejoint ses parents et la famille s’enfuit, échappant une fois de plus aux limiers du FBI Gangsters ? Non, militants révolutionnaires. A l’époque de la guerre du Vietnam, Annie et Arthur ont organisé un attentat contre une usine de napalm ; l’opération ayant mal tourné, ils vivent encore, quinze ans après, en clandestins. Leurs deux fils doivent s’accoutumer à changer de vie et d’identité à tout bout de champ. C’est le sujet de «A bout de course ». Le jour vient où l’aîné, Danny, dix-sept ans, ne supporte plus cette existence rocambolesque. Il voudrait faire des études normales, et surtout il a rencontré Lorna, la fille de son prof de musique. En outre, il est hyperdoué pour le piano. Voila un sujet original, levant le voile sur une réalité américaine qu’ on ne connaissait pas (chez nous il y a eu beaucoup d’amnisties…), avec de jolie scènes, comme celle où la famille se met à danser sur un tube dont tous connaissent la parole par cœur. Dans le rôle de Danny, River Phoenix (qui fut vedette de « stand by me » et de « Mosquito coast ») à une incontestable autorité.

Pelle de conquérant

Pelle de conquérantA la fin du siècle dernier, Pelle, neuf ans, et son vieux père, Lasse, quittent la Suède dans l’espoir de trouver une terre promise. Le Danemark, qui les accueille, est loin d’être cette terre là. Exilés comme vachers dans une ferme perdue en pleine nature, l’homme et l’enfant apprendront à survivre. Pour Lasse, c’est le bout du voyage. Pelle, lui, partira conquérir le monde. « L’histoire de Pelle est universelle et intemporelle, dit son réalisateur Bille August. Ni œuvre sociale, ni tableau misérabiliste, le film traite essentiellement de la foi en l’homme. » August a choisi de donner à son récit intimiste l’ampleur d’une fresque. Il a su rendre le rythme des saisons à travers le rythme du cœur humain. Ce qui devient peu à peu déchirant, c’est le sentiment du temps qui passe, avec les espoirs déçus, les rêves brisés, mais aussi l’avenir toujours, quelque part, à portée de la main. Dans le rôle de Lasse, Max Von Sydow est d’une profonde humanité. Face à lui, le jeune Pelle Hvenegaard pose sur le spectateur un regard interrogateur : était-ce là votre vie ? Cela valait bien une Palme d’or à Cannes.

No Comments »